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Pompes à chaleur : tous les voyants sont au vert [chiffres clefs]
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Selon les sondages, la pompe à chaleur remporte la première place dans la confiance des Français en matière d’énergie renouvelable. Plus de 3/4 de nos concitoyens déclarent ainsi la préférer devant les systèmes à énergie solaire de chauffage et/ou de production d’eau chaude. Pourtant, moins de 10% de la population française est équipée d’une pompe à chaleur, tandis que 10 autres pourcents projettent d’en faire installer une.

La pompe à chaleur en France : une progression qui s’amplifie

Cela n’empêche pas la France d’être classé second pays européen en nombres de pompes à chaleur : près de 6 millions recensées en 2017 par l’association EurObserv’ER. Au premier rang figure l’Italie, avec 19,5 millions. Au total en Europe, plus de 3,5 millions de pompes à chaleur avaient été vendues en 2017.

Aujourd’hui, grâce à une hausse des ventes de plus de 15% des PAC air/eau au cours de l’année 2018, le marché français est le premier en Europe, passant devant l’Italie. Le recul du marché italien s’explique par un accroissement des besoins en refroidissement. Le climat méditerranéen s’étend en effet, et on peut imaginer que les régions du nord de l’Italie n’auront plus besoin de chauffage du tout d’ici quelques décennies.

Le poids de la filière des pompes à chaleur en France

Les études de 2016 de l’ADEME montrent que les pompes à chaleur constituent la deuxième source d’énergie renouvelable en France pour la production de chauffage. Avec environ 16% de la consommation primaire de ce type d’énergie, on est loin derrière le bois qui culmine à plus de 70%.

Mais de manière globale pour la production d’énergie verte, la pompe à chaleur venait en quatrième place, après le bois (41%), l’hydraulique (19,8%) et les biocarburants (9,3%), avec une part de 8,4%.

De son côté, l’Afpac, Association Française des Pompes à Chaleur, étudie plus globalement le poids de la filière des pompes à chaleur en France. Dans un document téléchargeable sur leur site Internet, sont abordés en particulier l’impact environnemental annuel des pompes à chaleur et la masse des emplois générés par la filière.

Grâce aux pompes à chaleur, l’Afpac estime que ce sont ainsi près de 7 millions de tonnes de CO² qui sont épargnés chaque année par les résidences individuelles françaises équipées de pompes à chaleur. On découvre aussi que parmi les différents types de PAC, les chauffe-eau thermodynamiques et l’aérothermie air/eau remportent la palme.

Accompagner le développement du marché

Comme nous vous l’exposions dans un précédent article, le gouvernement français a mis en place des aides incitatives pour l’installation d’une pompe à chaleur, en substitution d’une chaudière au fioul.

Entre temps, sont venues s’ajouter des mesures de crédit d’impôt (soumises à condition de ressources) : 30 % sur les travaux de pose de la pompe à chaleur, et 50 % pour la dépose d’une cuve de fioul. Autre avantage encore : un éco-PTZ simplifié à partir du 1er mars.

Cette année s’annonce donc très prometteuse pour le marché des PAC. Le président de l’Afpac, Thierry Nille, craint cependant un effet de précipitation et met l’accent sur l’accompagnement du développement de ce secteur. L’association veut avant tout veiller à la qualité des installations. Plusieurs outils sont en cours d’élaboration au sein de l’association, afin de communiquer auprès du grand public sur le sujet.

En premier lieu, un simulateur en ligne permettant d’évaluer les montants des aides nationales et régionales pour l’installation d’une pompe à chaleur devrait être accessible d’ici le mois de mai. Ensuite, plusieurs documents seront, ou sont déjà, à disposition en téléchargement gratuit sur leur site Internet. Notamment, une étude sur la maintenance vise à sensibiliser sur son intérêt pour le fonctionnement optimal et la durabilité des équipements.

En matière de rénovation, des ouvrages plus techniques sont destinés à promouvoir tel ou tel type de PAC.