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Les stades climatisés sortent de terre… et ils sont impressionnants

Publié le 22 octobre 2018

Rien n’est trop beau pour les fans du ballon rond. C’est ainsi que le Qatar – petit état gazier du Moyen-Orient – a dévoilé il y a quelques jours le stade international Khalifa dans lequel se jouera la finale de la Coupe du Monde de Football 2022. Particularité de ce stade : un système de climatisation XXL conçu pour assurer le confort des spectateurs et des joueurs.

Un stade climatisé : comment ça marche ?

Ce stade de plein air et qui dispose de 40.000 places assises est refroidi en utilisant des technologies de refroidissement innovantes « qui emploient jusqu‘à 40 % d‘énergie en moins que les systèmes conventionnels » selon ses concepteurs. Les tribunes sont intégralement couvertes d’un nouveau toit, quatre mille tonnes de câbles supportent les 92 panneaux en place.

D’un point de vue architectural, la structure du stade est dotée d’un toit vouté et rotatif qui permet de réguler la température interne, la quantité d’ombre et la ventilation naturelle du stade. Le toit peut aussi être complètement fermé pour faciliter la climatisation avant un match. Le toit, l’éclairage et tous les systèmes électriques du stade fonctionnent à l’énergie solaire photovoltaïque.  La structure est connectée à une ferme solaire externe raccordée au réseau et produit de l’électricité.  Le réseau en place est donc capable de fournir la demande accrue en énergie les jours des matches.

Le stade climatisé met également en œuvre des techniques encore rares dans le domaine de l’énergie solaire thermique. Des capteurs solaires externes alimentent un système de climatisation solaire qui permet de produire et stocker de l’eau froide puis de rafraichir les gradins et le terrain lors des matches.

A Singapour aussi, un stade climatisé solaire en construction

Fin août 2010, Dragages Singapour, filiale de Bouygues Construction, a remporté le contrat de construction du Sports Hub pour un montant total de plus 770 Millions d’euros. Un des défis à relever concerne les températures caniculaires à Singapour qui oscillent entre 32°C en journée et 25°C la nuit au plus bas. Les autorités ont donc exigé que le stade soit climatisé et que la consommation d’énergie soit entièrement compensée par une production d’électricité verte sur site par le biais de 4 000 m² de panneaux photovoltaïques.

Pour la climatisation, cela se traduit par une puissance max de 42 W absorbés/m². Pour parvenir à de si faibles valeurs, les ingénieurs ont développé le « Cooling Bowl » (coupe rafraîchissante), un concept qui englobe la production de froid, sa distribution, son émission et sa distribution intelligente via là encore, un toit rétractable et des cousins d’air gonflés. Quatre locaux techniques répartis autour du stade abritent un stockage de glace et des groupes de production d’eau glacée raccordés à un seul ensemble de tours de refroidissement par la boucle de condensation.

Les quatre stockages représentent un volume de glace de 2 000 m 3 à – 6 °C. Lorsqu’ils sont pleins, cela se traduit par 10 MW de puissance et 100 MWh d’énergie. La puissance de pointe du site en froid est évaluée à 20 MW. La technologie a été fournie par un groupe français.

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