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Le développement de la climatisation met-il l’environnement en danger ?

Publié le 23 mai 2018

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a tiré la sonnette d’alarme. La climatisation est dans son collimateur. En effet, selon les prévisions de l’agence, la demande énergétique des climatiseurs va tripler d’ici à 2050.

Les pays en voie de développement, souvent situés dans des régions chaudes, vont très largement contribuer à cette croissante débridée. L’Inde et l’Afrique sont les plus grands consommateurs en solutions de climatisation que ce soit pour un usage domestique ou commercial.

Le nombre de climatiseurs devrait atteindre environ 6 milliards d’ici à 2050, contre 1,6 milliard aujourd’hui. Leur consommation équivaudra à la demande en électricité actuelle de la Chine. Ce rythme de croissance équivaut à 10 climatiseurs vendus chaque seconde.

Cette généralisation de la climatisation entrainera une forte hausse de la consommation d’électricité et un risque important de hausse des émissions de gaz à effets de serre et de dioxyde de carbone.

Pour limiter ces impacts négatifs, l’AIE recommande l’utilisation de climatisations modernes plus efficace en terme de rendement et de consommation d’énergie. Le gain potentiel est de 50%. Selon l’Agence, les climatiseurs vendus au Japon et dans l’Union Européenne sont 25% plus efficaces que ceux disponibles aux Etats-Unis et en Chine… et utilisent souvent des gaz réfrigérants non-polluants.

Autre piste évoquée par l’AIE : l’amélioration de l’efficacité thermique des bâtiments. La demande en énergie pour produire de l’air conditionné pourrait ainsi rester stable si des mesures en faveur de l’efficacité énergétique des bâtiments étaient adoptées.

L’impact environnemental du parc de climatiseurs dépendra également du mode de production d’électricité des pays concernés, selon qu’ils optent pour des énergies plus ou moins renouvelables.

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