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Climatisation au travail : la productivité en baisse quand il fait chaud

Publié le 6 juillet 2020

Les canicules s’enchaînent chaque été en France, la chaleur monte dans les bureaux et une question se pose : cela a-t-il des répercussions sur la productivité des salariés ?

Des effets visibles à l’échelle mondiale

Les effets de la hausse des températures et des vagues de chaleur se font ressentir à l’échelle mondiale. Une étude de l’OMS de 2016 est d’ailleurs claire sur ce point : la productivité, tous secteurs confondus, sera en baisse au fur et à mesure que le réchauffement climatique s’aggravera.

En France, la grande canicule de 2005 s’était même fait ressentir sur notre PIB, qui a connu une légère baisse de 0,1 à 0,2 % (soit 15 à 30 milliards d’euros en moins).

Heureusement, on peut voir aujourd’hui que le développement de la climatisation à grande échelle aide au développement. C’est le cas par exemple de Singapour, qui a connu un formidable essor à partir des années 1960, alors qu’en parallèle des climatiseurs étaienst installés partout dans le pays.

La productivité individuelle en baisse en cas de fortes chaleurs

La chaleur a également des répercussions concrètes sur notre physiologie, notre façon de travailler et, bien sûr, notre productivité.

La température idéale pour travailler se situerait entre 20 et 25 °C. Au-delà, notre organisme utilise de l’énergie pour se refroidir, une énergie qui ne peut donc plus servir à nos autres fonctions cognitives. De plus, notre concentration est facilement détournée par cette température qui nous est désagréable. Ainsi, notre niveau de distraction augmenterait de 45 %. La productivité pourrait chuter de 20 % et jusqu’à 85 % si la température excède les 33 °C !

Une équipe de chercheurs a même prouvé que la chaleur ralenti notre cerveau autrement dit, que une hausse de température réduit nos fonctions cognitives. Les chercheurs ont testé des étudiants en bonne santé. Deux groueps ont été constitués : ceux qui dormaient avec la climatisation dans leur chambre et l’autre sans. À leur réveil, les participants devaient passer un test cognitif.

Les étudiants du groupe dormant sans climatisation étaient plus lents à répondre. Dans un des tests en effet, « la vitesse de leurs réponses s’est révélée réduite de 13,4% » L’étude ne précise toutefois pas si ce ralentissement cognitif était la conséquence directe de la chaleur ou plutôt celle d’une nuit de sommeil dégradée en raison de la chaleur.

La climatisation a donc toute son importance au bureau, mais aussi à domicile. On sait aujourd’hui que dormir avec la climatisation, pour éviter des températures trop élevées, est bénéfique pour la concentration. L’inverse augmenterait en effet la lenteur de notre réflexion : notre cerveau tourne au ralenti.

L’importance de la climatisation au bureau

L’employeur a envers ses salariés des obligations légales pour lui permettre d’exercer son métier en toute sécurité. En cas de chaleur, cela se caractérise par exemple par la mise à disposition d’eau fraîche, l’autorisation d’un relâchement vestimentaire, l’aménagement des horaires, un renouvellement d’air régulier dans les espaces clos, etc.

Mais en cas de très fortes chaleurs, ces mesures ne suffisent pas toujours. On estime qu’au-delà de 33 °C, il peut être dangereux de travailler.

Cette réalité est particulièrement juste pour les emplois de bureaux. Les simples ventilateurs, parfois, ne suffisent pas. Seule une vraie climatisation permet réellement de faire baisser la température dans les locaux. Ainsi, tous les travailleurs sont au top de leur capacité, et la productivité ne baisse plus en flèche !

Les fortes températures ont un réel impact sur la productivité au travail : ces conséquences sont visibles à l’échelle d’un individu, d’une entreprise, d’un pays ou même du monde ! La climatisation devient alors une aide indispensable pour combattre les effets néfastes de la chaleur.

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